Un lifting en or pur pour la statue de Brigitte Bardot à Saint-Tropez

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Bruxelles a son Manneken-Pis, Copenhague sa fameuse sirène et Saint-Tropez sa statue de Bardot, l’égérie du pays… Installée à l’entrée du village varois, sur une place qui donne sur le musée de la Gendarmerie, elle est vite devenue le point de passage obligé des touristes qui prennent une photo souvenir devant l’effigie dénudée de la star, lovée dans un coquillage… Las, avec le temps, les embruns salés et l’ardeur des fans – qui n’hésitaient pas à la tripoter au passage –, elle avait perdu de son lustre et méritait un sérieux lifting, comme l’expliquent nos confrères de Nice-Matin qui se sont rendus sur le chantier hautement stratégique.

« La dernière patine était vraiment dégueulasse, a confié au quotidien le mari de la star, Bernard d’Ormale. Et le climat marin n’arrangeait rien… » Il a donc contacté l’artiste italien Milo Manara, qui a conçu l’œuvre il y a quelques années, pour qu’on la recouvre carrément de feuilles d’or pur. « J’ai demandé qu’elle trouve un aspect plus éclatant, comme celui de la statue parisienne de Jeanne d’Arc, place des Pyramides » – on appréciera la comparaison, sauf que Jeanne La Pucelle est bien plus habillée sur son cheval, près des Tuileries…

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L’opération esthétique va durer deux semaines, lors desquelles la statue de bronze sera cachée au public sous une tente. À la manœuvre, l’atelier Schaefer, une société champenoise, chargée de poser la dorure selon les règles de l’art… Pour un coût total de 10 000 euros, financés par la fameuse maison Millon, spécialisée dans la vente aux enchères, et un mécène privé admirateur de Bardot. Une rénovation qui ne coûtera donc rien aux contribuables…

« Kitsch absolu »

Installée en 2017, la statue de 700 kilos avait déjà été entièrement financée par des fonds privés, à hauteur de 250 000 euros. À l’époque, sa mise en place avait provoqué quelques vagues, certains élus trouvant l’œuvre d’« un kitsch absolu », reflet d’« une femme soumise »… Il est vrai que le dessinateur érotique Manara n’avait pas hésité à sublimer les courbes sensuelles de BB, en s’inspirant librement de la Vénus de Botticelli… Bardot, elle, avait apprécié le geste, même si elle ne ménage pas ses critiques envers Saint-Tropez, qu’elle estime désormais dénaturé par les milliardaires et les capitaines d’industrie, qui ont transformé, selon elle, l’ancien village des pêcheurs en une succursale de Miami… L’ex-actrice ne quitte plus ses propriétés tropéziennes, à l’écart des curieux, vivant recluse et heureuse au milieu de ses animaux, une dizaine de chiens, une vingtaine de chats, sans oublier chevaux, cochons, chèvres, poules et oies…

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Aux dernières nouvelles, la star se dit « flattée » par ce lifting à l’or fin, même si elle n’a personnellement rien demandé, consacrant toujours son énergie à défendre la cause animale. Elle n’était déjà pas venue à l’inauguration, elle ne devrait pas non plus se déplacer pour voir le résultat final…




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