Régionales : la ministre Agnès Pannier-Runacher autorisée à participer

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La ministre devrait pouvoir représenter la majorité. Le tribunal de proximité de Lens (Pas-de-Calais) a rejeté vendredi 11 juin les deux recours formés par des adversaires politiques de la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, candidate LREM aux régionales dans les Hauts-de-France, qui sollicitaient sa radiation des listes électorales de la ville. Le tribunal a jugé irrecevable le recours de Louis Macaigne, présenté comme « sympathisant de Xavier Bertrand » par l’entourage de la ministre, mais qui se défend d’être « piloté » par qui que ce soit. Le tribunal a également rejeté au fond la requête de l’ex-candidat (RN) aux municipales de 2020 à Lens, Bruno Clavet.

Le jugement relève qu’Agnès Pannier-Runacher « fait bien la preuve de son domicile à Lens depuis le 9 mai, date à laquelle elle s’est déclarée et vit en concubinage avec Nicolas Bays », ex-député PS du Pas-de-Calais domicilié à Lens, a rapporté l’avocat de la ministre Olivier Bluche, sollicité par l’AFP. « Elle déplore cette tentative d’instrumentalisation de l’institution judiciaire aux frais du contribuable, tout autant que les attaques répétées sur sa vie privée dont elle fait l’objet depuis plusieurs semaines de la part de certains adversaires politiques, réitérées dans le cadre des procédures » en justice, a réagi Olivier Bluche.

« Nomadisme politique »

Lors de l’audience mercredi, l’avocat de Bruno Clavet avait affirmé que toutes les pièces produites par la ministre étaient « postérieures à l’inscription sur la liste électorale » de Lens, reconnu une « manœuvre politique totalement assumée » de son client et dénoncé un « nomadisme politique » d’Agnès Pannier-Runacher, candidate aux municipales à Paris en 2020.

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Saisie par l’entourage de Xavier Bertrand, ex-LR candidat à sa succession et en orbite présidentielle, pour vérifier la validité de la candidature de la ministre, la préfecture avait définitivement enregistré le 20 mai la liste LREM, sur laquelle figurent cinq ministres. Sollicité, l’avocat de Bruno Clavet n’avait pas encore donné suite.




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