Italie : la télévision publique « a perdu » des dizaines d’œuvres d’art

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C’est tout un système de vol d’œuvres d’art qui pourrait être en cause. Où sont passées les œuvres d’art acquises au fil du temps par le groupe italien de télévision publique Rai ? Des dizaines de toiles, sculptures, lithographies ou tapisseries exposées en ses murs ont mystérieusement disparu. Pas moins de 120 œuvres sont introuvables, selon les médias italiens. Parmi elles, Petit fils d’Amedeo Modigliani, La Route de Sèvres de Camille Corot, Paysage de Verneuil de Claude Monet ou encore Vita nei campi de Giorgio de Chirico, qui fut accrochée pour la dernière fois au siège romain de la Rai en 2004.

Alertés par la direction du diffuseur, le parquet de Rome et les carabiniers spécialisés dans la protection du patrimoine culturel ont ouvert une enquête en mars. Selon la presse, qui s’en fait largement écho vendredi 11 juin, de nombreuses antennes de la Rai sur tout le territoire italien sont concernées et d’autres procédures pourraient être lancées dans le nord et le sud du pays.

« Des disparitions qui semblent ciblées »

L’affaire a été révélée lorsqu’a été découverte une copie de la toile Architettura de l’expressionniste florentin Ottone Rosai. L’original avait été volé et remplacé dans les années 1970, puis vendu par un salarié qui a été identifié mais dont le délit est désormais prescrit.

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Nicola Sinisi, directeur du patrimoine artistique de la Rai, a exclu l’hypothèse de disparitions « aléatoires », même si certains objets ont pu tout simplement être perdus. « Nous sommes confrontés à une série de disparitions qui semblent ciblées », a-t-il indiqué au quotidien La Repubblica. Les collections de la Rai comptent 1 500 œuvres, d’une valeur totale estimée à 100 millions d’euros, selon le journal romain Il Messaggero et La Repubblica. Le scandale est d’autant plus embarrassant qu’elles ont été acquises avec le produit de la redevance télévisuelle. Les carabiniers n’ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de l’AFP.




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