Covid-19 : bientôt une appli pour se protéger en fonction de la météo

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Certaines conditions météorologiques favorisent-elles la circulation du coronavirus ? Si le débat est encore ouvert, la société Predict Services a mis en place une application baptisée MyPredict, qui permet d’alerter ses utilisateurs quand le climat est propice à la propagation du virus, rapporte notamment BFMTV. Concrètement, une petite pastille s’affichera sur les téléphones lorsque les conditions climatiques seront propices à la circulation du virus. L’utilisateur sera alors averti en temps réel, à condition évidemment d’activer sa géolocalisation.

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Pour développer l’outil, cette filiale de Météo-France spécialisée dans la prévention des risques naturels, a mené une étude basée sur les analyses du Massachusetts Institute of Technology (MIT). La structure de recherche montrait « comment les paramètres température-humidité semblaient influencer la transmission du Covid », explique le président de Predict Services, Alix Roumagnac, à BFMTV.

Un rapport avec la pollution plus qu’avec la météo ?

Grâce à ses recherches, la société a élaboré un indicateur baptisé IPTCC (Index predict de transmissivité climatique du Covid-19), qui se base sur la diffusion de gouttelettes. Il est ainsi apparu que ces dernières se propageaient davantage quand les températures se situent entre 6 et 7 °C et que le taux d’humidité est compris entre 60 et 80 %. « Quand il fait très très froid, [les gouttelettes] vont tomber au sol très rapidement et lorsqu’il fait chaud, elles vont s’évaporer », résume Alix Roumagnac.

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Si cet outil semble prometteur, l’épidémiologiste Antoine Flahault précise néanmoins à BFMTV que le lien entre météo et virus n’est qu’une « corrélation ». « C’est plutôt la pollution, liée à des conditions météorologiques particulières, plutôt que la température et l’humidité, qui est à l’origine de l’augmentation des transmissions », tempère le directeur de l’Institut de santé globale de Genève, qui conseille de tenir davantage davantage compte des pics de pollution que de la météorologie.

Prévu pour « la dernière décade de mai », l’application doit encore subir des phases de tests. Mais Alix Roumagnac n’exclut pas de nouer d’ores et déjà un partenariat avec le gouvernement. Pour une intégration à l’appli TousAntiCovid ? « On a commencé à déposer nos données sur data.gouv.fr. On peut travailler avec eux sur ce sujet. Si les autorités sanitaires le souhaitent, il n’y aura pas de souci de notre côté », assure Alix Roumagnac.




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