Covid-19 : les départements où les variants circulent le plus

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La France risque-t-elle d’être submergée par le variant brésilien ? Le variant 20J/501Y.V3, plus virulent, fait des ravages au Brésil, qui enregistre plus de 3 000 décès par jour, et inquiète dans l’Hexagone. « Ça peut partir très vite, y compris en Europe », alerte le professeur Rémi Salomon, représentant des médecins de l’AP-HP, dans Le Parisien.

D’autant que, malgré une réduction drastique des vols, environ 1 000 passagers continuent d’arriver chaque semaine du Brésil, a reconnu le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. S’il estime qu’« on a été très sérieux sur la fermeture des frontières », des médecins appellent à des mesures de contrôle plus fortes. « Une flambée peut se produire avec quelques dizaines de cas », martèle le Pr Rémi Salomon dans Le Parisien.

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Moins de 1 % des cas dus au variant brésilien

Pour le moment, le variant brésilien est très peu présent sur le territoire français. Dans les données publiées par Santé publique France, il est compté indistinctement du variant sud-africain (20H/501Y.V2). À eux deux, ils ne représentaient que 4 % des tests positifs criblés entre le 3 et le 9 avril (42 % des tests positifs réalisés cette semaine-là ont été criblés pour une recherche de variant). Dans la dernière enquête « flash » réalisée le 16 mars, seulement 0,5 % des cas de Covid-19 en France étaient attribués au variant brésilien.

Ces deux variants restent contenus : depuis la mi-février, date des premières données, leur proportion parmi les cas positifs est stable. En deux mois, c’est surtout le variant anglais (20I/501Y.V1) qui a progressé, au point de devenir la souche majoritaire. Entre le 3 et le 9 avril, il représentait 82,9 % des cas. Au 18 février, ce taux n’était que de 46,6 %. Le variant britannique écrase pour le moment les autres formes du Covid-19, et a quasiment fait disparaître la souche classique, qui ne représente plus que 5,4 % des cas.

Les variants brésilien et sud-africain sont toutefois majoritaires dans trois départements d’outre-mer proches de leurs pays d’origine. En Guyane, 84,9 % des cas sont dus à l’un des deux variants, 83,3 % à Mayotte et 65 % à La Réunion. Dans ces trois départements, ainsi qu’en Moselle (27 % des cas), la Haute Autorité de santé a recommandé le 9 avril de ne pas utiliser le vaccin AstraZeneca, soupçonné d’être moins efficace face au variant sud-africain, et de privilégier les trois autres : Pfizer, Moderna et Janssen.




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