Béziers : la jeune fille de 18 ans présentée à un juge antiterroriste

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Révélée par Le Point, l’opération antiterroriste de la DGSI à Béziers le week-end dernier a mis au jour une menace réelle d’attentat contre une église. Le samedi 3 avril, à la suite d’un renseignement faisant état d’une possible action violente contre une église à l’occasion du week-end de Pâques, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste.

Cinq femmes d’une même famille ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche, la mère et ses quatre filles. Le père était absent, hospitalisé depuis un mois à Montpellier. Une seule des jeunes femmes a été mise en cause au final. La mère et les trois autres sœurs ont été remises en liberté avant la fin des 96 heures de garde à vue légales en matière de procédure antiterroriste.

Des produits pour fabriquer un explosif

Selon nos informations, Leila B., 18 ans, une jeune musulmane inconnue des services de renseignements et déscolarisée depuis deux ans, s’est radicalisée via les réseaux sociaux et sur Telegram, où, selon nos informations, elle évoquait une action violente contre une église à Montpellier ou à Strasbourg.

La jeune fille est issue d’une famille qui vit misérablement dans un logement social du quartier de la Devèze. Le père atteint par la maladie ne travaille plus. Selon des voisins, interrogés par téléphone, la jeune fille, décrite comme taciturne, vivait repliée sur elle-même depuis qu’elle avait quitté le collège.

Selon le Pnat, dans la chambre de Leila, les enquêteurs ont découvert plusieurs bouteilles de produits susceptibles d’entrer dans la composition d’explosifs, comme de l’acide sulfurique et de l’eau oxygénée, deux dispositifs susceptibles de constituer des engins explosifs improvisés en cours d’assemblage, une photographie imprimée de la décapitation de Samuel Paty, ainsi que des photographies représentant des djihadistes armés.

Action violente contre une église

Dans un carnet, sorte de journal intime, elle avait recopié au stylo une recette manuscrite de fabrication d’explosifs. Dans ses notes, elle fait référence à l’État islamique, mais également à certains symboles du nazisme. Elle évoquait divers projets d’actions violentes, et le schéma d’une église située à proximité de son domicile a été retrouvé.

En revanche, aucun explosif constitué n’a été découvert. Leila B. devait être présentée à un juge d’instruction ce jeudi en vue de sa mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, détention de substances ou produits incendiaires ou explosifs ou d’éléments destinés à composer un engin incendiaire ou explosif pour préparer une destruction, dégradation ou atteinte aux personnes, en relation avec une entreprise terroriste.

Le Parquet national antiterroriste va requérir son placement en détention.




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