Sarkozy : « Ce qui m’arrive pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous »

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«  Je suis habitué à subir ce harcèlement depuis 10 ans », a rapidement pesté Nicolas Sarkozy, mercredi 3 mars, au 20 Heures de TF1, deux jours après sa condamnation dans l’affaire dite des écoutes. L’ancien locataire de l’Elysée a une nouvelle fois clamé son innocence et entend bien se battre jusqu’au bout. Et l’ancien président de dénoncer que cela fait « dix ans que des moyens considérables sont mis en œuvre, des dizaines de magistrats, des dizaines de policiers, des commissions rogatoires dans tous les coins du monde pour absolument trouver quelque chose à me reprocher ». « Il faudra d’ailleurs qu’un jour ceux qui ont engagé toutes ces actions disent aux contribuables combien ça a coûté », a-t-il encore lancé. 

« Je suis venu dire aux Français que je suis un homme qui a toujours assumé ses responsabilités, je ne baisserai pas la tête parce qu’on me reproche des faits que je n’ai pas commis. C’est une injustice, je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité triomphe », a-t-il poursuivi, estimant, après le jugement rendu lundi, « qu’en 2021, on peut condamner un homme (…) sans l’ombre d’une preuve ». D’ailleurs, Nicolas Sarkozy assure se battre « parce que ceux qui nous regardent doivent savoir que ce qui m’arrive pourrait arriver à n’importe lequel d’entre nous ».

« Il n’y a rien à trouver »

Revenant plus avant sur l’affaire, il a déclaré que la justice n’a « rien trouvé parce qu’il n’y a rien à trouver. » « On me condamne à trois ans de prison parce qu’on me prête une intention d’avoir voulu rendre service à l’ami d’un ami, tout en reconnaissant que je ne l’ai pas fait. Tout ça, en écoutant 4500 de mes dernières conversations téléphoniques, en les découpant avec des ciseaux, en les mettant bout à bout, on me condamne », a fustigé l’avocat de formation. Avant de s’adresser aux téléspectateurs pour leur demander de se projeter dans une situation similaire : « Souvenez-vous de vos 4500 dernières conversations téléphoniques. Je vais prendre un ciseau, je vais les découper, les mettre bout à bout ». Un procédé qui selon lui a été utilisé dans cette affaire notamment en lien avec des conversations qu’il a eues avec son avocat.

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Lundi 1er mars, l’ancien chef de l’Etat a été condamné par la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des « écoutes », une décision historique dont il a fait appel. Son avocat, Thierry Herzog, et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, ont été condamnés à la même peine pour corruption, trafic d’influence, ainsi que pour violation du secret professionnel. Ils ont également interjeté appel.



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