Nucléaire iranien : un site caché préoccupe « vivement » l’AIEA

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L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est déclarée « vivement préoccupée » par la possible présence de matière nucléaire sur un site iranien non déclaré, selon un rapport consulté mardi 23 février par l’Agence France-Presse à Vienne.

Ces propos interviennent dans un contexte tendu, alors que l’Iran a commencé à limiter les inspections de l’agence onusienne, après l’expiration d’une échéance fixée par Téhéran pour la levée des sanctions américaines.

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Des explications iraniennes insuffisantes

L’AIEA avait déjà pointé ce site dans son rapport de novembre, jugeant les explications de la République islamique « non crédibles ». Il s’agit d’un entrepôt du district de Turquzabad, dans la capitale. « La présence de particules d’uranium anthropogénique (résultant d’activités humaines), non déclarées par l’Iran, traduit clairement la présence de matériel nucléaire et/ou d’un équipement contaminé par du matériel nucléaire à cet endroit », écrit l’agence.

« Au bout de 18 mois, l’Iran n’a toujours pas fourni les explications nécessaires, entières et techniquement crédibles », poursuit-elle, précisant que son directeur général Rafael Grossi, qui s’est rendu ce week-end à Téhéran, a redit « son inquiétude face au manque de progrès » sur la question. Téhéran continue par ailleurs à accumuler de l’uranium faiblement enrichi, dont la quantité dépasse désormais de 14 fois la limite autorisée par l’accord de 2015, d’après ce document qui sera examiné lors d’un Conseil des gouverneurs la semaine prochaine.

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Accumulation de stock d’uranium

Elle atteignait à la date du 16 février 2967,8 kilos pour un plafond fixé à 202,8 kilos (ou 300 kilos équivalent UF6). Dans le précédent rapport, ce stock était de 2 442,9 kilos. En riposte au retrait américain du pacte, Téhéran s’est affranchi progressivement depuis 2019 de nombreuses limitations qu’il avait accepté d’imposer à son programme nucléaire en échange d’un allègement des sanctions à son encontre.

L’Iran avait ainsi annoncé début janvier avoir repris l’enrichissement à hauteur de 20 %, dans ce qui a constitué le plus spectaculaire de ses désengagements. Un mois plus tard, il a dit entamer la production d’uranium métal pour alimenter son réacteur de recherche à Téhéran, or cette matière peut être utilisée dans la fabrication d’armes nucléaires. Malgré ses démentis, l’Iran est accusé de chercher à se doter de l’arme atomique, notamment par Israël, son ennemi juré.




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