Mercedes Classe C, un concentré de la Classe S

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On n’en est pas à une réduction homothétique de la Classe S tout juste présentée (voir notre essai), mais presque. Petite Mercedes est déjà devenue grande car certaines des recettes retenues pour le haut de gamme de l’Étoile se retrouveront sur ce qui est de moins en moins une berline moyenne. Manifestement conditionnée pour recevoir l’attirail hybride rechargeable qui fait partie désormais du CV de toute routière qui se respecte, la Classe C en impose. Son nouveau châssis s’allonge de 6,5 cm et 2,5 cm pour l’empattement, ce qui ménagera plus de place à l’arrière, le point faible des allemandes.

À 4,75 m, la Classe C en impose et affiche volontiers des lignes enrobées où on ne relèvera aucun délit de faciès. Tout est en place sauf l’étoile dressée sur le capot. La révolution est plutôt à l’intérieur, qui ressemble à s’y méprendre à la Classe S. La vaste tablette de 11,9” (9,9 à la base) est en mode portrait, surplombant un tableau de bord lisse, débarrassé de tous ses boutons.

On les retrouve sur le très beau volant à branches dédoublées, le reste des fonctions étant à pointer du doigt sur l’écran tactile. Comme la S, la C dispose de rideaux central et latéraux pour réduire les impacts survenant dans les portières. Le compteur numérique de 10,25 ou 12,3” dispose d’une instrumentation paramétrable et les aides à la conduite sont déjà en place.

L’adieu aux 6 et 8 cylindres

Pour cette révélation, les 6 et 8 cylindres sont absents et même pas annoncés à ce stade. Peut-être un jour pour la grande exportation dans des pays qui savent encore ce qu’est un moteur. En Europe et pire en France où on fait encore profil plus bas, on n’aura droit qu’à des 4 cylindres plus ou moins électrifiés. À la base, il faudra choisir entre un diesel 220 d (200 ch) et un 200 essence (204 ch). Ils sont épaulés par un alterno-démarreur 48V de 20 ch et associés à une transmission automatique à 9 rapports. L’actuel haut de gamme sera la C 300 d de 265 ch.

Mais Mercedes vise stratégiquement l’hybridation rechargeable qui, grâce à l’ajout d’une grosse batterie de 25,4 kWh, pourra revendiquer une autonomie wattée de 100 km. Mais c’est surtout l’absolution du législateur qui est recherchée avec une virginité retrouvée face à l’éco-malus. Mieux encore, on prête à Mercedes l’intention de jouer aussi du diesel pour cette hybridation qui devrait atteindre des records de faible consommation.

Pour le moment, c’est l’essence et la machine électrique de 129 ch qui permettront de compter sur 313 ch cumulés. C’est meilleur pour le moral même si le coffre s’en trouve réduit de 30 l. Disponible en berline ou break, la Classe C ne dévoilera ses tarifs que fin mars et proposera une option attrayante avec les quatre roues directrices. Encore un emprunt à la Classe S !




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