Fashion Week – Burberry ou l’envie sauvage

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Riccardo Tisci rêve d’aventures et de grands espaces. La saison dernière, il nous régalait déjà de balades sylvestres diffusées en live sur Twitch, la plateforme pour gamers. Cette fois, les consignes sanitaires ont été appliquées à la lettre et, confinement oblige, la maison britannique où il officie, a préféré la jouer à domicile.

C’est donc au beau milieu du flagship Burberry de Regent Street que s’est tenue la présentation de sa collection 100 % masculine, la première depuis qu’il a répondu aux sirènes Outre-Manche. Mais qu’on se le dise d’emblée, l’homme qu’il a imaginé n’est pas du genre casanier, tant s’en faut. D’ailleurs, ce ne sont pas les murs drapés servant de décor au défilé qui pourraient lui passer l’envie de s’évader. Les pièces qu’il arbore, fondamentalement pensée pour l’extérieur, puisent leur inspiration dans l’Angleterre du début du XXe siècle. Une époque, qui résonne particulièrement aujourd’hui, où des troupeaux de baroudeurs allaient explorer la campagne à la découverte d’horizons nouveaux.

Le créateur italien invoque la camaraderie voire le compagnonnage, avec ces écussons et ornements, que l’on porte comme symboles d’appartenance à cette communauté en quête de nature. L’allusion au bestiaire, un leitmotiv chez Burberry, s’invite en motif sur certaines pièces ou au travers d’accessoires en forme d’animaux, tels que ce bonnet oreilles de biche ou ces semelles de sneakers sculptées façon sabots…

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Équipé pour le monde d’après

Aux frontières de la masculinité, le directeur artistique déjoue les pièges du genre, envoyant un signal fort à ceux qui refusent qu’on leur colle une étiquette. L’homme peut porter la jupe plissée avec panache sans qu’on interroge sa virilité, et la femme ne demande plus la permission pour s’approprier le vestiaire de l’autre. Ce désir de mouvement, comme une envie irrépressible de bouger les lignes, s’exprime aussi au travers d’un jeu de superpositions, de drapés et de franges… Le fil rouge de la collection. Sans faire table rase du passé, le créateur propose un tailoring débridé, revisitant les icônes maison, comme ce trench hybride couplé au blouson Harrington. Des classiques retwistés pour séduire cette nouvelle génération qui sait se faire entendre.

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